Comment choisir son kit photovoltaïque en autoconsommation ?

kit photovoltaïque

Vous avez décidé de réduire votre facture d’électricité ? Optez pour un kit photovoltaïque en autoconsommation. Cette solution bénéfique, utilisée par plus de 14 000 foyers français, vous aide à économiser tout en profitant d’une énergie verte renouvelable. Voici les différents critères à retenir et les étapes à suivre avant de choisir le modèle adapté à vos attentes.

Les éléments à prendre en compte

Avant de choisir un kit photovoltaïque en autoconsommation, vous devez définir vos besoins réels. Pour cela, prenez en compte la taille de votre logement ainsi que le nombre d’appareils qui seront utilisés. Considérez également la fréquence d’emploi, sa période d’utilisation et votre situation géographique.

Si vous souhaitez bénéficier d’une entière autonomie, vous devez opter pour des modèles fonctionnant avec une puissance de 1200  à 7200 W. Ces derniers sont adaptés aux habitations énergivores dont la consommation annuelle d’électricité dépasse les 18 000 KWH.

En fonction du type de kit solaire utilisé, la consommation annuelle est comprise environ entre 16 860 kWh et 48 180, si vous habitez dans le nord de la France. En revanche, elle varie entre 18 980 et 54 200 kWh si vous vivez dans le centre. Dans le sud de la France, la consommation annuelle d’électricité oscille entre 21 080 et 60 220 kWh.

Si vous partez en vacances en bateau ou en camping-car, préférez les modèles dotés d’une puissance de 300 à 900 W. Toutefois, si vous utilisez peu d’appareils, optez pour des kits de 100 à 290 W. En outre, pour de très faibles besoins en énergie solaire, choisissez un kit photovoltaique doté d’une puissance de 20 à 80 W.

Qu’est-ce qu’un kit photovoltaïque en autoconsommation ?

Produisant de l’électricité à l’aide des rayons du soleil, un kit photovoltaïque en autoconsommation est constitué de trois éléments. La structure de montage sert à poser l’ensemble sur le toit. L’onduleur, quant à lui, permet de convertir le courant continu en alternatif afin d’alimenter tous les appareils de votre habitation. Enfin, le panneau solaire vise à capter et à transformer la lumière du soleil en courant continu.   

Grâce à cette solution, vous êtes dans une démarche d’autoconsommation. Cela signifie que vous utilisez des énergies renouvelables pour produire et consommer votre propre électricité. Ainsi, en plus de préserver l’environnement, vous faites des économies, car vous pouvez diminuer le montant de votre facture d’électricité jusqu’à 45 %. De plus, vous devenez plus autonome, étant donné que vous employez moins d’énergie provenant du réseau.

En outre, l’autoconsommation peut être totale, partielle ou totale en site isolé. En optant pour la consommation totale, vous êtes rattaché au réseau et consommez la totalité de l’énergie produite par votre installation. En cas de surplus de production, celui-ci est réinjecté gratuitement au réseau.

En optant pour l’autoconsommation partielle, vous êtes rattaché au réseau public et revendez le surplus d’électricité à EDF OA solaire, puisque vous ne consommez qu’une partie de l’énergie. En revanche, avec l’autoconsommation totale en site isolé, vous n’êtes pas rattaché au réseau. Néanmoins, votre kit est connecté à une batterie grâce à laquelle vous êtes autonome et vous pouvez consommer la totalité de l’énergie produite.

Suivre les réglementations en vigueur

Il est nécessaire de suivre certaines démarches administratives avant d’installer un kit solaire autonome. Avant tout, vous devez procéder à la déclaration de votre installation à la Mairie sous la forme d’une CACSI ou Convention d’Auto Consommation Sans Injection. Cette démarche est obligatoire depuis 2017, si vous produisez de l’électricité en autoconsommation totale et si l’installation est réalisée en toiture à plus de 1,80 m de hauteur.   

Si vous décidez d’installer vous-même vos panneaux solaires, vous devez remplir une convention d’autoconsommation (CAC) que vous trouverez sur la plateforme en ligne ENEDIS. Dans ce cas, vous faites des économies, car vous ne faites pas intervenir un installateur pour la visite technique.

Vous pouvez toutefois faire appel à un professionnel agréé pour ce type d’installation. Cette option vous permet d’accéder à la prime à l’investissement pour l’autoconsommation, conformément à l’arrêté du 9 mai 2017. De plus, si vous avez choisi l’autoconsommation partielle, vous pouvez vendre une partie de votre production d’électricité à EDF OA solaire. Ainsi, vous participez à la transition éco-responsable du réseau d’électricité public en France.

Avant d’être utilisée, votre nouvelle installation doit faire l’objet d’une vérification de conformité auprès du Consuel ou Comité national pour la sécurité des usagers de l’électricité. Cette étape est systématique si le kit est précâblé en usine. Néanmoins, une installation avec des batteries doit être signalée à l’aide d’une attestation violette du Consuel. Il est à noter que ces démarches sont parfois comprises dans le prix d’achat de ce type de dispositif.

Deux exemples de kits solaires en autoconsommation

Une fois que vous avez suivi toutes les démarches administratives, vous pouvez installer en toute sérénité votre kit photovoltaïque en autoconsommation. Celui-ci doit être choisi en fonction de son utilisation et de vos objectifs. Retenez toutefois que l’inclinaison ainsi que l’orientation de vos panneaux jouent un rôle considérable sur leur rendement énergétique.   

Par exemple, un kit solaire de 3000 W fonctionnant en autoconsommation totale permet d’utiliser un four pendant 2 heures par semaine ou encore 3 ordinateurs à écran plat pendant 4 heures par jour. Ce modèle peut aussi supporter une machine à laver classe AAA en mode 60° pendant 4 cycles par semaine ou 3 télévisions LCD à écran plat pendant 4 heures par jour.

Si vous avez opter pour un kit de 500 W en autoconsommation totale, vous pouvez l’utiliser pour alimenter un ordinateur avec écran plat durant 4 heures par jour. Tous les jours, 24h/24, ce modèle peut également alimenter un réfrigérateur combi de 250 litres et de classe A. En outre, pour économiser, vous pouvez aussi utiliser ce type de kit durant 4 heures par jour pour alimenter une télévision LCD à écran plat.

À qui s’adresse ce type de kit ?

Le kit photovoltaïque en autoconsommation convient aux personnes qui souhaitent économiser sur le long terme. Il est également adapté à ceux qui veulent produire leur propre électricité indépendamment des fournisseurs ou qui ont l’intention de leur vendre ce type d’énergie.

En outre, cette solution est utile pour les individus qui habitent dans les endroits éloignés de la ville. Elle s’adresse aussi à ceux qui projettent de vivre sur un bateau, dans un camping-car ou encore dans une « Tiny House ». Pour ce dernier cas, l’État met à disposition une variété d’aides financières.

Cependant, vous devez retenir que si votre maison se trouve à côté d’un site protégé, l’installation peut être refusée par les Architectes des Bâtiments de France. En effet, c’est le cas si celle-ci peut nuire à un monument historique protégé. Elle peut également ne pas avoir lieu si elle porte atteinte à un secteur sauvegardé ou à l’intérêt patrimonial.