Les énergies renouvelables sont-elles si chères que ça ?

énergies renouvelables

Le coût de production des énergies est complexe et varie en fonction de divers paramètres. Ces dernières années, celui des énergies renouvelables de façon générale a connu une diminution importante. Si l’hydroélectricité semble plus compétitive depuis un moment, l’éolien terrestre et le photovoltaïque au sol fonctionnent désormais sur coût complet du kWh électrique. D’après la tendance, le coût des renouvelables devrait encore baisser et on pourrait assister à un mix électrique 100 % renouvelable d’ici 2050. En attendant, profitez des offres d’ekWateur pour avoir une électricité renouvelable en toute sérénité.

Zoom sur les énergies renouvelables

Des panneaux solaires et des éoliennesUne énergie est considérée comme renouvelable ou “verte“ lorsqu’elle provient d’une source naturelle qui peut se renouveler en permanence. Associée à une isolation écologique de la maison, elle est à envisager pour tout habitant soucieux de développement durable. Il existe plusieurs types d’énergies vertes et autant qu’elles sont, elles proviennent de deux sources naturelles principales : le Soleil et la Terre. Le caractère renouvelable d’une énergie est déterminé par rapport à sa faible émission de déchets, de rejets polluants et de gaz à effets de serre.

Toutefois, il faut noter que leur pouvoir énergétique est nettement plus faible que celui des énergies non renouvelables. Certains sont quasi impossibles à stocker, car elles sont immédiatement transformées en électricité. Par ailleurs, des investissements lourds sont nécessaires pour la mise en œuvre des énergies vertes, c’est ce qui explique d’ailleurs un coût de production élevé et par conséquent un prix de rachat exorbitant. Pour faire simple, il est possible de classer les énergies vertes en 5 grandes classes :

Le solaire : l’énergie du soleil est récupérée pour être transformée en électricité ou en chaleur.

L’éolien : l’énergie du vent autrefois utilisée pour faire des pompes à eau ou pour moudre le grain est aujourd’hui transformable en électricité.

 La biomasse : elle utilise des matières organiques pour créer de l’énergie.

L’hydraulique : comme l’éolien, l’énergie hydraulique permettait de moudre le grain et fait tourner les ateliers des artisans. Désormais, elle sert surtout à produire de l’électricité par le biais des barrages.

La géothermie : c’est l’exploitation de la chaleur stockée dans le sous-sol.

La production des énergies vertes devrait être plus décentralisée, c’est-à-dire mise en œuvre sur chaque territoire et même dans chaque foyer, en étant associée avec les progrès du numérique. Ainsi, elles peuvent apporter de profonds changements dans la société de façon progressive.

Énergies vertes : quelle est la tendance des prix ?

Le bilan sur les énergies vertes présenté par l’IRENA (l’Agence internationale pour les énergies renouvelables) montre une baisse des prix de production de l’électricité éolienne au cours de ces dernières années. Dans un intervalle de 7 ans, une chute d’environ 23 % a été enregistrée sur le coût de production de l’électricité éolienne, alors que ceux de l’électricité solaire ont connu une baisse d’environ 73 %. Les éléments qui expliquent cette baisse sont de plusieurs ordres.

Dans un premier, le progrès technologique et les économies d’échelle liées aux volumes croissants installés ont naturellement impacté le coût de production. Par ailleurs, on note une forte concurrence sur le marché des énergies renouvelables, cette perception du risque par les investisseurs est un autre facteur déterminant.

À en croire les prévisions de l’IRENA, il y a de fortes chances que les prix baissent encore au cours des prochaines années. Il se pourrait donc que le coût de l’éolien, ainsi que celui du solaire, va considérablement diminuer d’ici 2020 et pourrait alors réellement concurrencer ceux des énergies fossiles. Le solaire à concentration et l’éolien en mer connaitront eux aussi probablement le même sort. Ainsi, les énergies renouvelables seront bientôt toutes compétitives.

Au regard de toutes ces indications, il ne serait pas forcément judicieux d’affirmer que les énergies vertes sont vraiment chères.