Performance énergétique des bâtiments : guide sur le smart building

smart building

La digitalisation a bouleversé de nombreux domaines de notre vie et le secteur de la construction n’y échappe pas. S’il y a encore quelques années, les progrès relatifs au BTP permettent l’intégration de nouveaux matériaux ou le développement de nouvelles techniques de construction, aujourd’hui, les avancées technologiques se portent sur la numérisation de ce secteur d’activité. On parle désormais de smart building. De quoi s’agit-il en réalité ? Quel en est son intérêt ? Le point sur le sujet.

Le smart building : définition

Le terme « smart building » a une double signification. D’une part, il fait référence à une méthode de construction intelligente qui se base sur l’informatisation. On assiste à l’apparition d’outils high-tech tels que la maquette numérique 3D, les robots constructeurs, les drones, l’internet des objets, qui permettent de bâtir de manière efficace un bâtiment.

La deuxième signification du mot « smart building » désigne une construction qui utilise un ensemble de technologies numériques et d’énergies renouvelables. Ce concept est souvent confondu avec la domotique dont les appareils comme la climatisation, le système d’alarme, l’éclairage, fonctionnent de manière indépendante. Dans le cadre d’un smart building, toutes les installations se communiquent entre elles, permettant ainsi de collecter et d’exploiter des données. On parle de bâtiment connecté ou encore de bâtiment intelligent qui a pour objectif d’optimiser la performance énergétique tout en assurant le confort et la sécurité des occupants.

Les principaux avantages du smart building

En tant que solution innovante, le smart building procure de nombreux avantages. Tout d’abord, il contribue à améliorer le bien-être des occupants en facilitant leur quotidien. Grâce à la connexion des installations, il devient possible d’ajuster automatiquement l’éclairage, les stores, la climatisation et autres selon les préférences des occupants sans que ces derniers aient besoin d’intervenir. Par ailleurs, les systèmes connectés permettent d’assurer une maintenance prédictive des équipements. Dans un smart building, les incidents comme les fuites d’eau, la dégradation de la qualité de l’air ou encore une panne d’ascenseur, sont décelés bien avant qu’ils se produisent, permettant d’intervenir à temps.

En outre, booster la performance énergétique du bâtiment est un enjeu important du smart building. En fournissant des données sur le bâtiment, l’internet des objets permet une meilleure compréhension de la consommation énergétique, et par conséquent, une utilisation plus intelligente des énergies. Dans un smart building, par exemple, le chauffage d’une pièce se déclenche uniquement lorsqu’elle est occupée. Il en ressort un gain sur l’aspect financier. Enfin, le smart building influence la conception des futures constructions. En effet, grâce aux informations issues du smart building, il est possible de savoir quel type d’architecture ou de configuration est plébiscité par les occupants.

Processus pour rendre un bâtiment intelligent

Concrètement, avant de se lancer dans un projet de construction, il convient de définir les besoins spécifiques de ses futurs occupants. Cela étant, s’ensuit la conception d’une maquette numérique représentant virtuellement la structure de la bâtisse ainsi que les diverses fonctionnalités à y intégrer. La maquette étant validée par les différents acteurs du projet, il est temps de procéder à la phase de construction en s’assurant d’intégrer des capteurs. Ces derniers permettent la récupération de nombreuses informations telles que l’hygrométrie, la température, le niveau sonore, la présence d’une personne dans les alentours, mais aussi les données externes comme la météo, les horaires des transports en commun à proximité, etc. 

À savoir que le smart building est un écosystème ouvert qui fonctionne d’un côté avec l’Internet des objets (IoT), et de l’autre côté, avec un système de gestion technique de bâtiment (GTB), un système informatique qui supervise les équipements installés. La coexistence de l’IoT et du GTB permet la collecte en temps réel des datas et leur transmission vers un logiciel cloud puis leur analyse via des tableaux de bord.